Conduire le col de Llogara : la route côtière la plus spectaculaire d'Albanie

Demandez à quiconque a sillonné l'Albanie en voiture son plus beau souvenir : la réponse est presque toujours le même ruban d'asphalte. Conduire le col de Llogara tient autant de la route de montagne que du théâtre : on grimpe à travers une fraîche forêt de pins jusqu'à un peu plus de 1 000 mètres, on franchit la crête, et soudain toute la côte ionienne se déroule sous vos yeux, avec Corfou flottant à l'horizon. Ce guide explique ce que le col implique vraiment, quand il vaut mieux prendre le nouveau tunnel, quelle est honnêtement la difficulté du trajet et où s'arrêter pour les panoramas que tout le monde photographie.
Qu'est-ce que le col de Llogara ?
Le col de Llogara est l'endroit où la route côtière SH8 franchit les monts Cérauniens, entre Orikum, à l'extrémité sud de la baie de Vlora, et la descente vers Dhërmi, sur la Riviera. Les faits essentiels :
| Donnée | Détail |
|---|---|
| Altitude | 1 027 m au sommet |
| Route | SH8, goudronnée, deux voies |
| Cadre | Parc national de Llogara, forêt de pins noirs |
| Caractère | Lacets des deux côtés, belvédères panoramiques sur la mer Ionienne |
Le versant nord grimpe doucement à travers le parc national ; le versant sud est le plus célèbre — un mur de virages en épingle qui plonge vers Dhërmi, la mer emplissant le pare-brise pendant toute la descente.
Route panoramique ou nouveau tunnel ?
Depuis 2024, le tunnel de Llogara contourne le haut du col et raccourcit d'environ 30 minutes le trajet Vlora-Riviera. Les deux options restent ouvertes, le choix vous appartient donc réellement :
- Prenez le tunnel si vous êtes pressé, si vous roulez de nuit, très chargé, ou par brouillard ou vent fort. Il transforme la traversée en trajet de routine.
- Prenez l'ancienne route dans tous les autres cas. Le tunnel économise une demi-heure ; le col est la raison pour laquelle beaucoup viennent en Albanie. Si vous ne le faites qu'une fois, faites-le de jour et par le côté panoramique.
Conduire le col de Llogara : est-ce dangereux ?
Réponse honnête : non, pas pour un conducteur raisonnablement sûr de lui dans une voiture normale — mais le col mérite le respect. La route est entièrement goudronnée et équipée de glissières dans les virages exposés ; des milliers de citadines ordinaires la franchissent chaque jour d'été. Les vrais défis sont :
- Les épingles : serrées et enchaînées sur le versant sud, certaines sans visibilité. Klaxonnez dans les plus étroites, comme le font les locaux.
- La météo : le sommet peut baigner dans le brouillard ou un vent fort même quand les deux côtes sont ensoleillées. Ralentissez et allumez les antibrouillards ; les conditions se dégagent généralement quelques centaines de mètres plus bas.
- Le trafic estival : juillet et août amènent bus, camping-cars et dépassements impatients. Laissez passer les plus rapides aux belvédères.
Les recommandations générales de sécurité routière pour le pays sont bien résumées dans les conseils aux voyageurs du gouvernement britannique pour l'Albanie — une lecture utile avant tout road trip albanais, celui-ci compris.
Les meilleurs points de vue et arrêts
Ne traversez pas au pas de course ; les arrêts sont tout l'intérêt. Du nord au sud :
- Le parc national de Llogara : aires de pique-nique à l'ombre de pins noirs centenaires, plus quelques restaurants rustiques servant agneau et thé de montagne. Idéal pour se dégourdir les jambes avant la vraie montée.
- Le col de César : nommé d'après Jules César, qui aurait franchi ces montagnes à la poursuite de Pompée. Le belvédère balisé près du sommet est l'arrêt photo classique.
- Les cafés belvédères : juste après la crête, plusieurs terrasses surplombent le vide — un café avec mille mètres de vue sur la Riviera.
- La rampe de parapente : par après-midi dégagé, on regarde les pilotes s'élancer du versant et descendre en spirale vers les plages de Dhërmi.
- La descente vers Dhërmi : un virage sur deux encadre une nouvelle carte postale de plages blanches et d'eau bleue. Utilisez les dégagements plutôt que de vous arrêter sur la chaussée.
Quand le franchir ?
Le moment change l'expérience davantage que la voiture. Fin mai, juin et septembre combinent temps chaud, air limpide et trafic léger. En plein été, passez avant 10 h ou après 17 h pour éviter le convoi des plages — la lumière du soir dans la descente est spectaculaire. La traversée hivernale est possible, mais vérifiez d'abord les conditions : brouillard et neige occasionnelle visitent le sommet. Le portail officiel albania.al fournit des repères sur le parc national et les villages de la Riviera au-delà.
Choix de la voiture et conseils de conduite
- Toute voiture en bon état convient : pas besoin de SUV ; une petite essence avec des freins sains et la climatisation suffit. L'assurance au volant compte plus que les chevaux.
- Faites le plein avant la montée : les stations sont rares entre Orikum et Dhërmi — remplissez le réservoir à Vlora ou Orikum.
- Utilisez le frein moteur en descente : rétrogradez plutôt que de rester sur les freins ; l'odeur de plaquettes surchauffées côté Dhërmi est un classique de l'été auquel vous ne voulez pas participer.
- Prévoyez la journée entière : le col s'inscrit naturellement dans le grand trajet vers le sud — consultez notre guide de Tirana à Saranda en voiture de location pour l'itinéraire complet et les temps de parcours.
Le verdict
Le col de Llogara est cette rare route célèbre qui surpasse ses propres photos, et en 2026 le tunnel a discrètement supprimé la seule excuse pour ne pas en profiter : les pressés passent désormais sous terre, laissant l'ancienne route aux voyageurs venus pour la vue. Prenez une voiture de confiance, franchissez le col dans une belle lumière et prenez votre temps là-haut. Comparez les voitures de location pour votre voyage et inscrivez la plus belle route d'Albanie à votre itinéraire.


